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Bibliographie générale

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Une liste de livres sur la guerre de 14-18 cherchant à aborder tous ses aspects serait énorme : voir les bibliographies fournies dans les ouvrages ci-dessous, voir aussi www.crid1418.org. Il s’agit ici d’un point de départ pour une vue d’ensemble et donnant quelques pistes pouvant intéresser les chercheurs pour des études particulières.

1. Pour une vue d’ensemble :

- Dans la collection « Repères », la synthèse récente d’André Loez, La Grande Guerre, Paris, La Découverte, 2010, 128 p., peut constituer un bon point de départ.
- Le livre d’Antoine Prost et Jay Winter, Penser la Grande Guerre (Paris, Points-Seuil, 2004, 350 p.), est comme son sous-titre l’indique « un essai d’historiographie », utile pour en marquer les étapes et les inflexions.
- Parmi les dictionnaires et encyclopédies, on peut prendre celui de François Cochet et Rémy Porte (dir.), Dictionnaire de la Grande Guerre, Paris, Robert Laffont, 2008, 1120 p.
- Une approche originale, celle de la collection « Les mots de… » créée aux Presses Universitaires du Mirail : Rémy Cazals, Les mots de 14-18, Toulouse, 2003, 128 p.

2. Trois ouvrages généraux apportent beaucoup et restent fort utiles, même si la connaissance historique a évolué depuis leur parution :

- Marc Ferro, La Grande Guerre 1914-1918, Paris, Gallimard, 1969, 384 p., sans cesse réédité en collection de poche.
- Pierre Miquel, La Grande Guerre, Paris, Fayard, 1983, 668 p. (les ouvrages plus récents du même auteur n’ont pas la même rigueur).
- Jean-Baptiste Duroselle, La Grande Guerre des Français, Paris, Perrin, 1994, 515 p.

3. La polémique au tournant du siècle

été lancée par le livre de Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker, 1914-1918, Retrouver la guerre, Paris, Gallimard, 2000, qui se présente comme « une entreprise de démolition » de l’historiographie. Réponse de Rémy Cazals, « 1914-1918 : oser penser, oser écrire », dans Genèses, n° 46, mars 2002, p. 26-43, en ligne.

4. Sur le témoignage combattant,

il faut connaître le grand livre de Jean Norton Cru, Témoins : Essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928, Paris, Les Etincelles, 1929, 728 p., réédité par les Presses universitaires de Nancy en 1993 et surtout en 2006 avec un appareil critique de Frédéric Rousseau. Une réflexion plus accessible sur le témoignage : Rémy Cazals et Frédéric Rousseau, 14-18, le cri d’une génération, Toulouse, Privat, 2001, 160 p. Et pour l’utilisation systématique des témoignages de combattants : Rémy Cazals et André Loez, Dans les tranchées de 14-18, Pau, Cairn, 2008, 297 p. (en collection de poche, Paris, Tallandier, 2012).

5. Des ouvrages universitaires fort utiles et récents :

- François Bouloc, Les profiteurs de guerre, Paris, Complexe, 2008, 386 p.
- Michel Goya, La chair et l’acier, L’invention de la guerre moderne (1914-1918), Paris, Tallandier, 2004, 479 p. (une étude technique indispensable).
- André Loez, 14-18. Les refus de guerre, Une histoire des mutins, Paris, Gallimard, « Folio-Histoire », 2010, 690 p. (les mutineries de 1917, replacées dans l’histoire générale de 14-18).
- Charles Ridel, Les embusqués, Paris, Armand Colin, 2007, 350 p.

6. On découvrira des méthodologies efficaces

en consultant les gros livres de Jules Maurin, Armée-Guerre-Société, Soldats languedociens (1889-1919), Paris, Publications de la Sorbonne, 1982, 750 p. et de Laurent Ségalant, Des Gascons dans la Grande Guerre, éditions Gascogne, 2009, 3 volumes. On peut s’en inspirer pour des études tarnaises.